A05 Etymologie

LA  JONCHERE

 

Les vieux souvenirs celtiques et l’étymologie du nom Jonchère


La Jonchère, longée par l’ancienne voie gauloise, dite ‘Chemin des sauniers, abonde en souvenirs celtiques et en souvenirs Gallo-Romains. On y trouve la grande et petite Garne, le moulin de la Garde, le fief de la Dorne, qui rappelle la fée et la druidesse et au Terrier de la Pierre, le souvenir d’un menhir de 4 à 5 mètres de haut détruit au siècle dernier.

Les devins, d’après l’abbé Baudry font fortune à La Jonchère. Tel d’entre eux visite trois ou quatre fois l’an l’une de ses fermes les plus riches, pour en chasser les mauvais esprits ou conjurer les sorts, et ne rentre chez lui que le gousset et le ventre pleins.

 

La Jonchère a une curieuse étymologie :

« Hugues de la Chaise, son épouse Olive et ses fils, épris de pieuses intentions, avait donné, un certain jour de l’année 1100, au chapitre de Talmond, l’église de Saint-Martin de La Jonchère. L’abbé de Saint Michel en l’Herm, se croyant lésé par cette libéralité, protesta hautement. Il déclara que ce bénéfice était sa propriété et porta l’affaire devant l’évêque de Poitiers, Pierre, alors de passage au monastère de Moutiers les Mauxfaits. Les clercs et les barons présents décidèrent, après avoir examiné les titres, que l’église appartenait réellement au couvent de Sainte Croix et que la plainte intempestive de l’abbé de Saint Michel en l’Herm était sans fondement. Ils remirent dons l’église entre les mains de quatre moines, Giraud prieur, Geoffroy Roux, Goscelin et Enfard et pour consacrer le jugement, l’évêque investit même le moine Goscelin et lui mit un jonc dans la bouche, d’où le nom de Jonchère ».

 

L’église et le prieuré :

A la fin du XII e siècle, son église relevait de l’abbaye de Sainte Croix de Talmond. Au XVII e, et au XVIII e siècle, elle était ainsi que le prieuré de Saint Nicolas de la Jonchère, sous le patronage de l’abbé de Talmond, avec collation de l’évêque. L’église qui est du XVII e siècle, possède de cette époque de curieux retables qui ornent le chœur et les bras du transept (chapelle Sainte Catherine et chapelle  de la Vierge). On y voit aussi une grille de baptistère et une sainte table en fer forgé, également du XVII e siècle, qui méritent d’être signalés.

 

Croix hosannière :

Dans le cimetière, une voit une très jolie croix hosannière. Cette croix placée au centre de la nécropole, est formée d’une colonne aux proportions élégantes dont le fût est symétriquement semé de fleurs de lys, d’hermines et d’L, surmontées de la couronne royale. (Cette croix a été restaurée suite à la tempête de 1999).

 

Seigneurs de La Jonchère :

Au XVII e siècle et au commencement du XVIII e, La Jonchère appartenait aux Doux, également seigneurs du Poiroux et de Saint Cyr en Talmondais. An 1775 René Louis Chatevaire, procureur et notaire, rend hommage à la baronnie de Brandois pour le fief de La Brune de La Jonchère, en qualité d’homme de ‘joy’ vivant, mourant et confisquant, nommé par la communauté de l’union chrétienne de Luçon, propriétaire du dit fief.

Plus tard, le 22 février 1769, Charles-Marc de Mauras, chevalier de La Jonchère, Le Givre, La Brunière et autres lieux, rend hommage à la baronne de Mareuil, en qualité de fils aîné de Marc Mauras, de la maison et grand fief de Langlesche, au bourg de La Jonchère. (Archives de la Vendée).

Dans la paroisse de La Jonchère, existait encore au moment de la révolution, les fiefs nobles de La Brune qui relevait du Plessis Landray (commune de La Motte Achard). La Fredonnière de Brandois et La Nouzière de Brandois. (Fiefs et justice du bas Poitou).

Publié dans Mairie

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